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08/04/2019
Des protéines végétales pour le muscle du sénior : oui mais…


 

Les résultats d’une étude montrent que la diversification des sources de protéines, notamment végétales, doit être encadrée chez les séniors.
La sarcopénie, diminution de la masse et de la fonctionnalité musculaire avec l’âge, peut en partie être expliquée par une résistance anabolique du muscle aux protéines alimentaires.
On préconise aujourd’hui pour les personnes âgées, non seulement une augmentation de l’apport protéique de 0.8 à 1.2g/kg/j mais aussi l’ingestion de protéines de bonne qualité à digestion rapide et riches en leucine comme celle du lactosérum (petit lait). La tendance sociétale actuelle est cependant la recherche d’une diversification des ressources de protéines, en privilégiant notamment celles issues des végétaux.
Bien que les protéines végétales ne soient pas suffisamment riches en certains acides aminés essentiels, combinées avec des protéines animales, elles pourraient être plus largement valorisées dans l’alimentation humaine. De tels mélanges doivent cependant être vérifiés et optimisés chez les personnes âgées (60 ans+) pour lesquels l’apport en protéines est primordial pour maintenir leur statut musculaire et leur indépendance.
L’objectif de l’étude était d’élaborer pour le sénior une formulation protéique à forte proportion en protéines végétales (soja) permettant de maintenir la masse musculaire chez les séniors.  L’efficacité de ces formulations a été comparée à des régimes de protéines animales comme la caséine (peu efficace) et le lactosérum (le plus efficace).
Dans certains des régimes le taux de leucine, le composé des protéines alimentaires qui permet de stimuler la fabrication des muscles après le repas, étaient maintenu et permettaient l’évaluation de ce point. Une mesure de l’anabolisme musculaire (activité métabolique de construction du muscle) a été réalisée à jeun (0) et en cinétique post prandiale soit 90, 180 et 240 minutes après l’ingestion des régimes.
Les résultats de l’étude montrent que si le régime n’est composé que de protéines de soja, il reste,  comme la caséine, inefficace pour favoriser la fabrication du muscle chez la personne âgée. Quand on mélange dans des proportions de l’ordre de 70% de soja et 30% de lactosérum, l’effet est amélioré… mais  il ne sera optimal et identique au lactosérum seul que si la quantité totale ingérée est augmentée de 25%. 
En bref, pour maintenir l’effet anabolique du repas sur le muscle des séniors,  le remplacement des protéines animales par des protéines végétales ne doit pas être total d’une part, et de tels mélanges doivent être consommés en plus grande quantité (+25%) d’autre part.  La diversification des sources de protéines notamment végétales, doit être encadrée chez les séniors.
Contact : dominique.dardevet@inra.fr ,
Unité de Nutrition Humaine (UMR Inra-UCA)
 
Mis à jour le 03/04/2019
Publié le 02/04/2019
[Consulté le 08/04/2019]
 



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