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REFLEXOLOGIE PLANTAIRE
NATUROPATHIE 

26/09/2018

Graisses et sport : quels aliments choisir ?


 

La pratique d’un sport de compétition n’est pas synonyme de restriction d’apport en graisses.

Le sportif a pour impératif de satisfaire ses besoins en acides gras essentiels, même en cas de restriction énergétique lors des périodes de perte de poids.

Ces acides gras sont impliqués dans la synthèse d’hormones, la coagulation, la croissance et la cicatrisation des tissus, les défenses anti-inflammatoires, les fonctions cérébrales et cognitives…

L’alimentation doit impérativement couvrir les besoins de ces acides gras essentiels. Des carences sont malheureusement observées lors de régimes hypocaloriques mal conduits. Les sources d’acides gras essentiels doivent donc être renforcées, ce qui justifie la fréquence de poissons gras, d’huiles d’assaisonnement dans l’alimentation.

La pratique d’une activité physique utilise les graisses comme source d’énergie. Elle a une action bénéfique sur l’équilibre du bilan lipidique, en diminuant le cholestérol total et les triglycérides, et en augmentant le « bon cholestérol ». Ce n’est pas une raison pour s’adonner à certains abus.

Particularités chez le sportif

La pratique sportive n’est pas un alibi pour s’autoriser à manger gras. Les activités physiques s’inscrivent dans un équilibre alimentaire global, une hygiène de vie orientée vers la santé, ou la performance sportive, ce qui n’exclu pas une alimentation « plaisir » de temps en temps. Pour des raisons de digestibilité, l’alimentation de l’effort doit être « allégée » en graisses, que ce soit avant, pendant, ou après l’effort.

On peut regretter que le développement de l’offre alimentaire par la présence de distributeurs de denrées dans les établissements sportifs, ne soit pas souvent adapté à l’alimentation de l’effort, en proposant des produits gras, salés et sucrés. Les sportifs doivent apprendre à orienter leurs choix alimentaires. Une ration de récupération faite de pain d’épices, produit laitier et céréalier sera mieux adaptée à la récupération qu’un paquet de chips !

Adaptez votre consommation de graisses
 
  • Consommez du poisson gras 2 fois par semaine
  • Utilisez les huiles d’assaisonnement en alternant ou en mélangeant l’huile d’olive, de colza, de noix, de tournesol. Dosez la quantité en vous servant d’une cuillère, en se fixant comme repère : 1 cuillère à soupe d’huile par portion (d’une personne).
  • Limitez votre consommation de panures fritures et produits gras, à 1 à 2 par semaine (frite, steak panées, produits fromagés type cordon bleu, poisson frit ou pané, tourtes, pizzas, quiches, friands…).
  • Limitez les produits contenant des graisses cachées : biscuits salés ou sucrés, charcuterie, fromage, desserts pâtissiers, viennoiseries, feuilletés… >
  • Utilisez pour la cuisson des revêtements anti-adhésifs qui ne nécessitent pas d’être graissés

  • Graisses alimentaires et adiposité corporelle

    Il est inutile de chercher à s’affûter au maximum. La pratique d’un sport de compétition n’est pas synonyme de restriction d’apport en graisses ! Vouloir défendre un pourcentage de masse grasse le plus bas possible n’est pas un facteur de performance. Cela implique des restrictions alimentaires importantes et déséquilibrées, avec un risque majeur de carence nutritionnelle, de troubles comportementaux et psychologiques…

    C’est le cas notamment dans les sports à catégorie de poids, et les disciplines d’endurance, ou le poids corporel est vécu – à tord – comme un ennemi de la performance. Cette restriction d’apport lipidique peut alors induire des dysfonctionnements des grandes fonctions de l’organisme, et induire des troubles du comportement alimentaire.
            
     
    Auteur : Dr. Frédéric Maton - F.M
    Article  Graisses et sport : quels aliments choisir ?
    IRBMS Dernière révision : 07.03.2015 [consulté le 26.09.2018]
    Disponible sur : https://www.irbms.com/graisses-et-sport-quels-aliments-choisir/




     

    27/09/2018

    Digestibilité  du gluten  : l’Inra  décortique  la question !





    Les régimes alimentaires sans gluten font de plus en plus d’adeptes.
    Composé de  protéines, bien tolérées par une majorité de consommateurs, le gluten est incriminé dans plusieurs affections gastro-intestinales et extra-digestives.

    À Clermont, des chercheur(e)s Inra travaillent avec leurs homologues universitaires à élucider les processus liés à la digestibilité du gluten pour pouvoir in fine proposer des variétés de blé de bonne qualité technologique et bien tolérées par les consommateurs présentant une intolérance au gluten. Reportage au sein de l’unité « Génétique, diversité et écophysiologie des céréales ».

    Littéralement, le mot gluten signifie « colle ». Le gluten est donc la colle du pain, c’est-à-dire un réseau continu élastique et extensible issu de l’association de protéines, présentes dans plusieurs céréales : le blé, les épeautres (petit et grand) mais aussi le seigle, le triticale, l’orge, l’avoine. Ce sont ces protéines, gliadines et gluténines chez le blé, qui après hydratation et pétrissage, confèrent au gluten ses propriétés technologiques visco-élastiques et en font un élément essentiel pour les procédés de transformation (panification, fabrication de  biscuits, pâtes...). Il est également largement utilisé par l’industrie agro-alimentaire dans les plats préparés, charcuteries ou sauces et aussi en cosmétologie. 

    Du grain à l’intestin

    Un nombre croissant de consommateurs opte pour une alimentation sans gluten. Effet de mode ou réel problème de santé, ces personnes déclarent se porter mieux en ayant exclu cet élément de leur alimentation : confort  digestif retrouvé, diminution des douleurs abdominales, des ballonnements, amélioration du transit intestinal, moins de fatigue, diminution des douleurs articulaires …

    Parmi les maladies concernées, deux ont été bien caractérisées : la maladie cœliaque (ou intolérance au gluten) et l’allergie au blé.

    Paradoxalement, les personnes les plus nombreuses à suivre un régime sans gluten ne sont pas celles diagnostiquées pour ces pathologies, mais pour ce que les scientifiques nomment l’hypersensibilité non cœliaque au gluten. Il est important de ne pas confondre ces trois affections, dont la sévérité diffère, pour éviter tout risque d’accident grave ou de complication, notamment dus à l’exclusion d’aliments sans justification médicale.

     
    La maladie cœliaque ou intolérance au gluten

    Cette maladie digestive chronique affecte entre 1 et 1,5 % de la population ; elle apparait chez des personnes génétiquement prédisposées.
    Pour les personnes atteintes, l’ingestion de gluten est drastiquement interdite car elle déclenche une réaction immunitaire anormale dans l’intestin grêle, ainsi qu’une réaction auto-immune de l’organisme qui s’accompagne de la production d’anticorps IgA contre des gliadines et contre la transglutaminase. Ce dysfonctionnement crée une inflammation qui va  endommager la paroi intestinale par destruction des villosités.

    L’atrophie villositaire empêche l’absorption de la majeure partie des nutriments, des vitamines et des minéraux - fer, calcium, acide folique - avec comme conséquence néfaste un risque important  de malnutrition malgré une alimentation normale. Douleurs abdominales, diarrhées, anémie, fatigue, apathie, douleurs articulaires voire problèmes de dépression… sont évoqués par les malades.

    L’intolérance au gluten est diagnostiquée à partir de la détection des anticorps (IgA) dans le sang, et doit être confirmée par biopsie pour trouver des lésions intestinales. Pour faciliter le diagnostic, il  est recommandé de ne pas commencer un régime sans conseil médical. Une fois le diagnostic établi, un régime sans gluten s’impose.

    L’allergie au blé

    Le blé est l’un des aliments pointés du doigt dans les allergies alimentaires. Il fait l’objet d’un étiquetage obligatoire. L’allergie au blé affecterait 0,1 % de la population. Comme les autres allergies alimentaires,  elle est plus fréquente chez les enfants (chez lesquels elle est souvent transitoire).

     Elle se manifeste sous forme d’eczéma. Les autres symptômes, associés à des troubles gastro-intestinaux, vont de l’urticaire à l’œdème de Quincke et au choc anaphylactique. Les manifestations apparaissent au plus tard quelques jours après l’ingestion de blé. L’allergie au blé a la particularité de s’aggraver ou de se déclencher par l’exercice physique. L’asthme du boulanger, provoqué par inhalation de farine de blé, lui est également imputé.

    Ces allergies au blé mettent en jeu des mécanismes immunitaires liés à  la production d’anticorps de type IgE contre certaines protéines du blé : gliadines et gluténines présentes dans le gluten, ou des protéines de la fraction salino-soluble de la farine (albumines, globulines). Le diagnostic repose sur la détection de la présence d’anticorps et est établi par prise de sang ou un test cutané (prick-test). Le traitement nécessite la suppression du blé de l’alimentation. La paroi intestinale n’est jamais endommagée.

     
    hypersensibilité au gluten non cœliaque

    Ce concept a émergé depuis plusieurs années en réponse à l’augmentation de la prévalence de troubles gastro-intestinaux ou extra-digestifs chez une part croissante de la population. Pour autant, ces personnes ne sont ni cœliaques ni allergiques au blé.

    Le cortège de signes fonctionnels rapportés se rapproche des manifestations du syndrome du côlon irritable. Mais le rôle du gluten n’est pas clairement établi. L’existence même d’une hypersensibilité au gluten non cœliaque a fait l’objet de débats dans la communauté scientifique pour être aujourd’hui consensuelle. Cependant, son diagnostic se heurte encore à l’absence de critères objectifs.  

    De plus, les personnes concernées sont nombreuses à établir un auto - diagnostic et démarrer un régime sans gluten sans avis médical. Le gluten ayant été supprimé de leur alimentation, cela complique le diagnostic pour éliminer la maladie cœliaque. Or, l’hypersensibilité non cœliaque ne peut être avérée qu’après exclusion d’une maladie cœliaque ou d’une allergie au blé.

    Par Patricia Léveille -
    Publié le 08/08/2017  -  Mis à jour le 07/05/2018  [consulté le 27/09/2018]
    http://www.inra.fr/Grand-public/Alimentation-et-sante/Tous-les-magazines/Digestibilite-maladies-liees-au-gluten-et-diversite-genetique-du-ble
     
     
     
     
     



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